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ÓSMOSIS by Aries no Mu / Mu Saga 4 ever (traduction juillet 2008)
Capítulo 9 : La douche. (NC-17)
Ils restèrent ainsi tendrement enlacés pendant un long moment, recouvrant leurs esprits en savourant leur proximité, jusqu'à ce que Saga demandât :
– On va se doucher ?
Mû sentit son coeur faire un bond dans sa poitrine. Il ouvrit de grands yeux de surprise, les joues un peu colorées.
– On ?
– Oui, on... – confirma Saga très tranquillement – Ca ne te dit pas ? – ajouta-t-il avec un sourire.
Mû n'eut pas besoin de voir le visage de Saga pour savoir qu'il souriait, très amusé. Car oui, l'Atlante était plutôt pudique, la nudité le gênait comme rien d'autre -- encore qu'avec un corps aussi magnifique, il n'avait aucune raison d'avoir honte -- et il n'était pas encore accoutumé à une telle intimité, même si ce devait être avec Saga, malgré toute la passion partagée cette nuit et juste encore à l'instant. C'est que se trouver nu entre les draps pour s'aimer était une chose bien différente de se balader dans le temple en tenue d'Adam, même s'il s'agissait seulement de se rendre dans la salle de bains. Et quant à se doucher ensemble...
Mais Mû avait confiance en Saga et surtout, il voulait lui faire le plus plaisir possible. Finalement, il leva la tête vers lui et cherchant son regard, lui demanda :
– C'est ce que tu souhaites ?
– Seulement si toi tu le souhaites, mon coeur – lui répondit le gémeau en le regardant dans les yeux avec une intense affection et en caressant sa joue avec douceur.
– Et bien.. Qu'est-ce qu'on attend, alors ? – fut la réponse de Mû avec un sourire taquin.
Et sans plus, Mû se dématérialisa, se téléportant directement dans la salle de bains, laissant Saga tout seul entre les draps dans le grand lit froid.
– Tu triches ! – s'exclama Saga.
Toutefois, le gémeau ne se fit pas attendre, il rejoignit immédiatement son bélier à la vitesse de la lumière dans la douche, où il le trouva lui tournant le dos, sa longue chevelure de soie cachant la moitié de son corps à sa vue, sur le point d'ouvrir l'eau.
A peine Mû sentit-il la présence de Saga derrière lui que deux bras puissants entourèrent sa taille et se nouèrent autour d'elle comme deux serpents, l'emprisonnant et l'enserrant possessivement contre un torse ferme, tandis qu'une voix faussement menaçante lui susurra au creux de l'oreille :
– Alors, comme ça, tu croyais m'échapper ?
Eclatant de rire, Mû tourna la tête vers la voix mais n'eut pas le temps de prononcer un mot, une paire de lèvres voraces lui vola un baiser profond . Il gémit de plaisir en sentant une langue sensuelle étreindre la sienne avec volupté, et rejetant la tête en arrière, il abandonna sa bouche à celle gourmande de Saga, cherchant ses deux mains avec les siennes et entrelaça leurs doigts.
Ils se savourèrent ainsi pendant de longues minutes, faisant une brève pause pour respirer, jusqu'à ce que Mû demandât par télépathie :
– C'est comme ça qu'on est censés se doucher ?
– Tu n'as pas idée de la façon dont j'ai l'intention de me doucher avec toi... – Saga lui répondit de la même façon, tout en commençant à caresser sensuellement le torse exposé de ses deux mains.
– Quelque chose me dit que je vais le découvrir très rapidement...
– Exactement...
Alors, sans relâcher ces lèvres divines, Saga tendit une main pour ouvrir l'eau qui commença à s'écouler sur eux en se mélangeant à leurs bouches et à leur baiser, glissant sensuellement le long du cou et de la poitrine de l'Atlante, comme cherchant à rivaliser avec les mains câlines du gémeau.
Puis Saga abandonna les lèvres pour dévorer le cou gracile, tout en prenant un peu de savon liquide, et il commença à en recouvrir le torse de Mû avec soin, en y traçant de grands cercles avec une lenteur calculée, remontant ensuite vers les épaules puis descendant jusqu'aux hanches et aux cuisses, avant de remonter pour prendre soin des deux bras sur toute leur longueur avec la même dévotion.
Mû se laissait porter, les yeux fermés et la tête rejetée en arrière reposant sur l'épaule de Saga, offrant ainsi un meilleur accès à son cou et frissonnant de plaisir sous les exquises sensations qui l'assaillaient, rendues plus intenses encore par le jet caressant de l'eau chaude qui accompagnait les mains douces dans leur tâche.
Saga fit tourner son bélier dans ses bras jusqu'à ce qu'ils soient face à face, et tout en le regardant avec des yeux brillants et un sourire plein de promesses, il prit son visage entre ses mains et embrassa à nouveau ces lèvres addictives avec passion.
Mû enroula ses longs bras autour de son cou et tout en emmêlant ses doigts dans les boucles soyeuses, il se blottit tout contre le torse ferme qui palpitait contre le sien et approfondit le baiser, arrachant de longs gémissements de plaisir à tous les deux.
Saga prit davantage de savon et glissa ses mains sous le rideau de soie mauve pour accéder au cou et aux épaules par derrière, puis il parcourut tout le dos de haut en bas, s'attardant longuement sur la chute de reins avant de descendre un peu plus bas à la recherche de ces fesses si parfaites pour en masser avec intensité les globes fermes et rebondis à pleines mains, se délectant de leur exquise fermeté et s'y attardant longuement, clairement bien plus que nécessaire. C'est que cette croupe divinement galbée le rendait fou et il ne se lassait pas de la tripoter et de la caresser.
Mais pressentant que la situation allait échapper à tout contrôle, Mû se libéra du baiser et déclara :
– Je crois que c'est mon tour, maintenant... Non ? – fit-il, les joues un peu rouges.
– Oui, mon amour... – répondit Saga en lui souriant d'un air qui disait clairement "Je n'en ai pas encore fini avec toi"...
Mû s'écarta un peu pour laisser l'eau couler sur l'ample poitrine de Saga et prit un peu de savon liquide, puis le coeur battant, il commença à en recouvrir le musculeux poitrail du gémeau des deux mains, tout en évitant de le regarder dans les yeux, effleurant plus que pressant ses doigts au début, puis, prenant rapidement confiance, avec de plus en plus de fermeté, émerveillé par le plaisir renouvelé de caresser ces somptueux pectoraux même sous la douche. Il remonta ensuite pour prendre soin du cou et des épaules avec émotion, s'y attardant un long moment. C'est qu'il adorait ces épaules musclées qui le faisaient se sentir en sécurité et il ne se lassait pas de les caresser.
Il revint vers le torse, qu'il massa intensément en mêlant ses doigts à l'eau tiède, puis descendit vers le ventre où il éprouva les si spectaculaires abdominaux, avant de descendre vers les hanches et jusqu'aux cuisses fuselées.
Il prit davantage de savon et en ceignit la taille puis en recouvrit les lombaires, remonta le long du dos vers les omoplates, caressa de nouveau les épaules mais cette fois-ci par derrière, prit soin des deux bras sur toute leur longueur et redescendit vers la chute de reins, avant d'atteindre enfin l'arrière-train si ferme et bien charnu. Il se surprit à y rester un long moment, savourant avec intensité le contact divin de cette croupe si bien rebondie.
Ce fut alors que Saga se remit à caresser ses fesses, avec vigueur et volupté, les attirant toutes à lui et faisant se rencontrer leurs deux virilités qui bondirent pratiquement en se touchant, arrachant des gémissements de pure nécessité à leurs propriétaires respectifs.
– Saga !... Pas ici ?! – s'exclama Mû, tout haletant, surpris et cherchant à se libérer, les joues un peu colorées, mais plus par le feu du désir qu'il sentait à nouveau monter dans son bas-ventre que par la gêne de la situation.
– Pourquoi pas ? Ca va être délicieux, crois-moi... – lui répondit sensuellement Saga dans le creux de l'oreille tout en l'étreignant.
– Saga... Tu ne te lasses jamais ? – Mû demanda, hésitant.
– Tu es lassé ?
– Non, ce n'est pas ça...
– Tu n'en as pas envie ?
– Si... Bien sûr que si... – Et comment ne pas en avoir envie après toutes ces exquises attentions ?
– Ca ne te plaît pas ? – susurré encore plus sensuellement...
– Si, mais... – Mû baissait la tête, gêné et quelque peu honteux...
– Ce n'est pas sale, Mû... Ce n'est pas de la débauche, mais de l'amour...
Saga le serra tendrement tout contre lui et embrassa ses cheveux avec douceur. Il prit son visage entre ses mains, cherchant son regard, et plongea ses émeraudes limpides dans les deux profondes améthystes avant de déclarer :
– Je t'aime, Mû.
– Moi aussi, je t'aime, Saga...
– Alors, laisse-moi t'aimer, mon amour... S'il te plaît – ajouta-t-il en le regardant avec une tendresse infinie.
Leurs regards s'ancrèrent intensément et Mû sut qu'il ne pourrait jamais dire non à Saga.
Leurs visages se rapprochèrent et Saga l'embrassa à nouveau avec passion, l'étreignant avec vigueur en mettant tout son amour dans le baiser et dans cette étreinte. Mû se laissa convaincre, répondant au baiser et à l'étreinte avec la même intensité, pressant lui-même son entrejambe contre celle de Saga et s'accrochant à ses épaules, donnant ainsi sa permission.
Alors, Saga les accomoda de façon que le doux jet d'eau tiède les baignât tous les deux, dans leurs cous et sur leurs épaules, et s'écoulât le long de leurs bras et de leurs torse. Il revint caresser ces fesses divines avec volupté tout en remuant sensuellement contre le corps de Mû, jusqu'à ce que leurs deux hampes soient totalement excitées et prêtes pour une nouvelle danse.
Alors, il souleva Mû, qui quasi instinctivement releva les jambes et les enroula autour de la taille de Saga, invitant ainsi le gémeau à entrer là où était sa place.
Avec une infinie précaution et tout autant de délicatesse, Saga commença à s'engager dans cet antre à l'accueillante chaleur qui était encore lubrifié par la passion de leur précédente session, jusqu'à y être complètement enfoui.
Il patienta quelques secondes pour savourer cet incomparable moment d'intimité, avant de commencer à se mouvoir en descendant et en montant lentement, cherchant l'angle parfait qui donnerait le maximum de plaisir à son bélier, plongeant de plus en plus profondément à chaque mouvement ascendant qui se faisait chaque fois plus puissant.
L'eau tiède se joignait délicieusement à leur danse en doux filets suaves et caressants, augmentant la sensualité et la volupté du moment en faisant monter la chaleur et en attisant l'ardeur de leur étreinte.
Les bouches se séparèrent en haletant profondément, les respirations se firent de plus en plus agitées, les bras s'étreignirent avec davantage de vigueur, les yeux se fermèrent sous l'intensité des sensations qui envahissaient tous leurs sens et les corps fusionnèrent en un seul, remuant à l'unisson, de plus en plus vite, avec une frénésie quasi désespérée, comme appelant à grands cris cette gloire et cette plénitude que l'on ne peut atteindre que d'une seule façon.
Le plaisir croissait et inondait leurs deux corps en vagues successives, chacune plus intense et plus puissante que la précédente, plus forte et plus dévastatrice, comme venant à l'assaut d'une digue pour la submerger, éprouvant ses limites, essayant de gagner du terrain.
S'étreignant à s'asphyxier, ils résistèrent ensemble dans une lutte qu'ils ne pouvaient gagner, se fondant corps et âme en un seul être pour faire face ensemble à cette force irrémédiable de la nature. Jusqu'à ce qu'un raz-de marée les balayât inexorablement dans un puissant tourbillon et ils durent abandonner la lutte.
La digue céda et ils plongèrent tous les deux dans les profondeurs vertigineuses et insondables de l'extase.
La force physique de Saga les soutint tous les deux, tandis que haletant et gémissant et criant sans discontinuer, ils jouirent ensemble, intensément et longuement, en torrents impétueux et incontrôlés, l'un se répandant dans l'étroite vallée qui l'accueillait avec joie, l'autre en surgissant entre eux comme un jet d'eau, ou cela fut ce qui leur sembla tant l'extase qu'ils partagèrent à nouveau fut intense.
Après ce qui leur parut une éternité, les vagues de plaisir commencèrent à s'estomper peu à peu, et quand enfin elles disparurent, Saga reposa Mû et ils s'étreignirent tendrement pendant un long moment, recouvrant leurs esprits et savourant le doux jet d'eau chaude qui semblait leur donner toute sa vitalité. Ils s'embrassèrent langoureusement encore quelques minutes avant de terminer enfin leur douche, lavant leur longue chevelure et se rinçant mutuellement.
Finalement, ils sortirent de la douche mais avant même que Mû eût le temps d'attraper quoi que ce soit, Saga l'enveloppait déjà par derrière dans une serviette moelleuse et le frictionnait vigoureusement pour le sécher.
– Saga ! Je ne suis plus un enfant ! – s'exclama Mû en riant.
– Non, tu es mon bébé – lui répondit le gémeau avec un grand sourire – Et j'ai bien l'intention de ne pas perdre une seule occasion pour te câliner et te tripoter – ajouta-t-il sensuellement.
– Ca, je l'avais déjà remarqué...
– Si ça ne tenait qu'à moi, je te ferais l'amour pendant des jours entiers, jour après jour...
– Ce serait extrêmement agréable, mais tu ne crois pas que tu te lasserais ? Sans parler de la fatigue physique...
– Non, mon amour, jamais je ne pourrais m'en lasser... Et tu me donnes toutes les forces nécessaires avec ce magnifique et délicieux corps qu'est le tien... De plus, nous avons des années à rattraper...
– Saga... Nous avons toute la vie devant nous pour ça...
– Je sais, mais de toute façon, je ne peux pas résister – et il lui vola un baiser, un baiser profond, avant d'ajouter, en câlinant son nez tout contre le sien – Tu sais, je suis comme Oscar Wilde : je résiste à tout... sauf à la tentation. Et tu es une suprême tentation...
– Alors, comme ça, c'est ma faute ?
– Absolument... – suivi d'un autre baiser, encore plus profond.
– Mmmmmmm... Tu sais quoi ? Je ressens exactement la même chose pour toi...
Et sur ce, Mû attrapa une serviette et de la même façon, sécha son gémeau.
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Chapitre suivant ici : ''Le signe de feu'' (NC-17) . ;)
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